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La crise que nous traversons depuis l’émergence du virus Covid-19 et la nature des mesures prises par les gouvernements pour en combattre la circulation, ont profondément modifié le fonctionnement du MAMCO depuis le mois de mars 2020. Non seulement ses programmes, mais également son fonctionnement. Coupé, pendant plusieurs mois, de sa mission d’accueil et de formation des publics ; contraint à d’incessants réaménagements de ses activités ; invité, par les changements sociétaux qui se profilent, à repenser ses modalités de travail, ses priorités ont été entièrement réorganisées. 

D’abord, nous avons souhaité honorer nos engagements envers les artistes, nos équipes et nos partenaires ; aussi les projets prévus en 2020 ont-ils été reportés au deuxième semestre 2021 et au premier de 2022. 

Ensuite, nous nous sommes concentrés sur des tâches liées à la collection du musée. Après en avoir terminé l’inventaire en 2019, nous avons ainsi ouvert les chantiers de son récolement et de sa mise en ligne. Depuis le mois de juillet 2020, près de la moitié de la collection est désormais disponible à la consultation sur notre site Internet et nous continuerons à ajouter des corpus d’œuvres au fil des mois. 

De janvier à l’été 2021, nous vous invitions à redécouvrir cette collection, dans le cadre d’un « inventaire » physique auquel participaient toutes les conservatrices et tous les conservateurs du musée – selon une méthodologie plurielle qui renvoie à la constitution de cet ensemble. 

Revenant sur des corpus peu montrés depuis leur entrée dans les collections ou, au contraire, sur des œuvres marquantes de l’expérience du musée, l’exposition était articulée autour de présentations collectives et historiques, ponctuées par des salles monographiques. 

Il s’agissait d’affirmer le rôle que le MAMCO joue dans la constitution d’un patrimoine collectif en Suisse et d’offrir un parcours à travers des mouvements artistiques de la seconde moitié du 20e siècle, tout en proposant de nouveaux éclairages sur des corpus représentatifs que le musée conserve. 

De l’art minimal et conceptuel au mouvement Fluxus, du « Body Art » à l’appropriation des années 1970 et 1980, de l’héritage de l’abstraction aux retours de la figuration dans les dernières décennies, le balayage historique permettait également de revenir sur des questions de théâtralité dans les arts visuels, la réflexion sur l’architecture et l’espace urbain menée par des artistes depuis les années 1960 ou du « devenir liquide », selon l’expression de Zygmunt Bauman, des images au tournant du 21e siècle. 

  • Exposition organisée par Paul Bernard, Lionel Bovier, Sophie Costes, Julien Fronsacq et Françoise Ninghetto
LE MAMCO TIENT À REMERCIER SES PARTENAIRES
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