MAMCO 

GENEVE 

MAMCO 
GENEVE 
MAMCO
Musée d'art moderne et contemporain

Ouvert → 11h - 18h
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EXPOSITIONS 
EN COURS             


RASHEED  ARAEEN 
                                                                   
VACLAV  POZAREK 
                                                                   
WE  BEGAN  BY               
MEASURING                   
DISTANCE                               
                                                                   
CABINET  D’ARTS     
GRAPHIQUES               
                                                                   
JULIJE  KNIFER           
                                                                   
30.05–09.09.18           

Cet été, le MAMCO inaugure, à l’occasion de la rétrospective consacrée à l’artiste d’origine pakistanaise Rasheed Araeen, un premier volet de sa réflexion sur l’internationalisation de son corpus exposé et de l’émergence d’une histoire mondiale de l’art. Le rapport politique que Rasheed Araeen entretient avec les formes dites « minimales » et son engagement dans la théorie postcoloniale confèrent à sa pratique une valeur exemplaire dans le processus de « décolonisation » de l’histoire de l’art de la seconde moitié du 20e siècle. L’hégémonie occidentale des institutions muséales et historiographiques a en effet imposé le mythe d’un « musée d’art moderne universel », dont on mesure aujourd’hui le caractère proprement idéologique. Ce sont donc aussi bien les résonnances d’une logique évolutionniste et progressiste de l’histoire de l’art que les contextes culturels considérés qui sont aujourd’hui mis en question par l’intégration d’autres récits.

La rétrospective de Rasheed Araeen (*1935, Karachi), qui couvre près de 60 ans de travail, conduit le visiteur à travers cinq chapitres, des œuvres des années 1950 aux sculptures des années 1960 et 1970, et, suite à son engagement politique de plus en plus affirmé dans les années 1980, des séries de panneaux cruciformes des années 1980-1990 à ses travaux les plus récents réunis sous le titre de Homecoming.

Ainsi que l’explique Nick Aikens, la pratique d’Araeen n’a de cesse de repenser les affirmations formelles, idéologiques et politiques du modernisme euro-centrique. Cette interrogation est au cœur de sa pratique, tant artistique qu’intellectuelle.

Elle trouve plusieurs échos diffractés dans les nouvelles expositions de la séquence d’été 2018, parmi lesquelles celle consacrée à l’artiste d’origine tchèque Vaclav Pozarek qui invite à mesurer l’impact de l’art d’Europe de l’Est (avant la chute du Mur) sur le vocabulaire abstrait d’un artiste actif en Suisse depuis le milieu des années 1970.

Une sélection d’œuvres de la collection de la Sharjah Art Foundation, institution de référence au Moyen-Orient, organisée par sa directrice Hoor al Qasimi, répond à une invitation d’élargir le cadre de référence des pratiques considérées au MAMCO et d’organiser une série d’échos à la rétrospective de Rasheed Araeen. Elle permet de découvrir, pour la première fois en Suisse, des artistes tels que Hassan Sharif, Iman Issa et Basma Al Sharif.

Enfin, cet été marque aussi l’ouverture d’un Cabinet dédié à des pratiques exogènes à l’art, telles que l’illustration et la bande-dessinée, mais dont les productions ont partie liée avec des formes d’expression enregistrées dans le domaine artistique.

 

TIMOTHÉE  CALAME 
17.04–17.06.18                   

Lauréat genevois du Prix Culturel Manor 2017, Timothée Calame (né en 1991, vit et travaille à Marseille) est invité à exposer dans l’espace Ecart qui se trouve au 4e étage du MAMCO. Il y présente cinq nouveaux projets, articulés entre eux comme autant du chapitres d’une fiction sans histoire. A mi-chemin entre objets du quotidien et sculptures, ces œuvres se proposent au visiteur comme un paysage.

 

PABLO  PICASSO 
27.04–28.10.18       

Le MAMCO accueille un tableau de Pablo Picasso (1881-1973), un Buste de mousquetaire peint en 1968. Cette œuvre a été acquise en 2017 par la communauté du site web QoQa.ch. Les 40'000 parts de 50 CHF nécessaires à l’achat du tableau, ont trouvé preneur en … 48 heures, marquant la première acquisition d’une œuvre importante de l’art moderne par une communauté digitale.

Si ce processus d’acquisition est éloigné de ceux en vigueur dans les musées, il rappelle cependant un précédent historique suisse. Il y a 50 ans, la Ville de Bâle avait en effet proposé à ses habitants d’augmenter le montant de leurs impôts, par référendum, afin de permettre l’acquisition de deux toiles du même Picasso. Le « oui » l’ayant emporté, le peintre, ému par l’attitude des Bâlois, avait alors offert deux autres tableaux.

Les rares périodes où le peintre a cessé de peindre ont été suivies de périodes extrêmement fécondes sur le plan artistique. En 1935, au plus fort de la guerre d’Espagne, il ne touche plus à ses pinceaux durant deux ans. Il les reprend, en 1937, pour livrer Guernica. Dans les années 1960, une grave maladie l’empêche de peindre. Lorsqu’il sort de convalescence, en 1967, la figure du mousquetaire jaillit dans son œuvre pour ne plus la quitter. Nourri de sa relecture des œuvres d’Alexandre Dumas et de Shakespeare, et sa redécouverte des maîtres anciens – El Greco, Vélasquez, et particulièrement Rembrandt –, ce personnage de mousquetaire est un alter-ego du peintre. Ses attributs évoquent les personnages de la Ronde de nuit de Rembrandt, témoignant de la fascination du peintre pour l’âge d’or hollandais. Avec cette figure réminiscente du monde de l’enfance, de la magie, des farces et des mascarades, qu’il explore à contre-courant des tendances dominantes du monde artistique de l’époque (l’abstraction et le minimalisme), Picasso montre qu’il est, comme l’écrivait John Richardson, « libre de faire ce qu’il veut, de la manière dont il veut, sans se soucier d’être politiquement, socialement ou artistiquement correct ».

Ce projet, qui permet au MAMCO de réfléchir sur les formes nouvelles d’intégration des médias digitaux dans le domaine muséal, est un partenariat avec QoQa.ch

 

UNE  COLLECTION  D’ESPACES 

Le quatrième étage du MAMCO réunit des espaces d’artistes, soit deux œuvres issues des collections du musée et deux nouveaux lieux dédiés à des archives.

L’Inventaire de Claude Rutault contient la totalité de ses dé-finitions/méthodes. Cet ensemble, présenté pour la première fois au MAMCO en 1994, est désormais réinstallé comme le souhaitait l’artiste, tout en conservant un mur extérieur qui permet l’actualisation de n’importe quelle œuvre du corpus.

L’Atelier depuis 19380 de Sarkis est le seul environnement qui témoigne encore des « cabanes » en bois qui caractérisèrent le musée à son ouverture. C’est pour l’artiste un « atelier de voyage » dans lequel, une ou deux fois l’an, il passe une journée de travail. Autour de l’atelier sont présentés d’autres projets de l’artiste, dont le musée conserve une très importante collection.

A ces deux espaces s’ajoutent des salles dédiées aux Archives Ecart et à un Cabinet de poésie concrète.

Les activités post-Fluxus du groupe Ecart trouvent, grâce à un partenariat avec la HEAD, le Cabinet d’arts graphiques du Musée d’Art et d’Histoire et la complicité de John Armleder, un lieu de ré-émergence à Genève et un mode opératoire nouveau, permettant à la fois de continuer le travail d’inventaire des archives et de réactualiser des projets des années 1970. Ainsi en est-il, par exemple, d’une partition de Dick Higgins interprétée successivement par le Groupe Ecart puis par le MAMCO lui-même.

Enfin, le Cabinet de poésie concrète est dédié à ce mouvement à la fois artistique et littéraire qui s’étend, dès les années 1950, de l’Europe à l’Amérique du Sud, en passant par l’Asie. Le cabinet se construit à partir des 30'000 œuvres et documents rassemblés par Zona Archives qui, sous l’égide de Maurizio Nannucci et Gabriele Detterer, constitue l’une des plus grandes collections privées en Europe.

La réunion de ces espaces d’artistes entend à la fois proposer une représentation de la singularité des collections du MAMCO, faisant du protocole, de la partition et de la collaboration avec l’artiste autant de points nodaux de sa politique, et permet à des formes éphémères, performatives et vivantes de trouver une place en son sein. Cette articulation entre archives, collections et formats performatifs est également une nouvelle proposition dans le champ muséographique et ses pratiques codifiées.

Sophie Costes s’est occupée du re-déploiement de l’atelier de Sarkis et, avec l’artiste Emilie Parendeau, de l’inventaire de Rutault; Paul Bernard s’est chargé de l’organisation du Cabinet de poésie concrète; et la présentation Ecart est organisée par Lionel Bovier et David Lemaire.

 

EXPOSITIONS 
PRÉCÉDENTES 


DIE  WELT  ALS     
LABYRINTH               
28.02–06.05.18 

Lettrisme, Internationale Lettriste, Deuxième Internationale Lettriste, Mouvement pour un Bauhaus Imaginiste, Laboratoire expérimental d’Alba, Comité psychogéographique de Londres, Internationale Situationniste, Situationnist Times, SPUR

L’exposition est organisée par un comité curatorial comprenant John M Armleder, Gérard Berreby, Paul Bernard, Lionel Bovier, Alexandra Catana Tucknott, Julien Fronsacq et Mai-Thu Perret et placée sous le commissariat général de Paul Bernard. Elle a bénéficié en outre du conseil scientifique de Luca Bochicchio, Nina Zimmer, Lucas Haberkorn, Jacopo Galimberti, Liliana Dematteis, Natalie Seroussi, Lionel Spiess, Jacqueline de Jong, Patrick Marcolini, Barbara Wolman, Swana Pilhatsch, Arno Morenz et Ursula Lehman Brockaus

L’exposition bénéficie du soutien de la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature.

Ce printemps, le MAMCO a souhaité revenir sur le Lettrisme et l’Internationale Situationniste, deux mouvements artistiques issus de Paris et qui occupent dans l’horizon politique de mai 68 une place toute particulière. L’exposition a été organisée par un collectif et propose en guise de méthode de suivre « le passage de quelques personnes sur une assez courte unité de temps », plutôt que d’entrer dans les querelles généalogiques qui n’ont cessé d’agiter ces deux ensembles artistiques.

Le titre se réfère à un projet inabouti d’exposition situationniste au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1960 et pointe l’une des questions essentielles que soulève toute présentation de ces mouvements d’avant-garde : comment exposer dans un musée ceux qui se sont systématiquement opposés à l’institution culturelle ? Au-delà d’un sabotage de l’art par un registre de formes et de techniques non conventionnelles, c’est en effet l’art comme champ social constitué, régulé par des institutions et déterminé par l’économie marchande que vont viser ces mouvements.

Le Bauhaus Imaginiste, comme son nom l’indique, est né d’une opposition théorique radicale à l’école portée par Max Bill ; l’Internationale Lettriste a cherché à liquider l’héritage surréaliste, incarné notamment par André Breton ; leur fusion en Internationale Situationniste a donné lieu à une série de manifestations s’en prenant à la critique d’art (action de Piet de Groof avec Debord et Wyckaert contre l’assemblée générale de l’AICA à Bruxelles), les galeries marchandes (exposition de Jorn et Gallizio organisées conjointement, le même soir dans les galeries parisiennes René Drouin et Rive Gauche) ou l’institution muséale (comme dans le projet avorté au Stedelijk Museum pour lequel ils demandèrent une « garantie de non-soumission à l’optique des musées »). Cette opposition systématique se joue sur tous les fronts de la culture, jusqu’à l’UNESCO dont L’IS projette de s’emparer… Progressivement, les moyens artistiques se retrouvent ainsi subordonnés au combat politique révolutionnaire. L’exposition Destruction of RSG 6 dans une petite galerie à Odense au Danemark en 1963, la seule que les situationnistes accepteront de réaliser, est à cet égard exemplaire : il faut dorénavant dépasser l’art et réaliser la philosophie comme le revendiquent les directives peintes par Debord. A partir des années 1960, l’IS multiplie les exclusions d’artistes jusqu’à proclamer, dans une résolution, que toute œuvre d’art produite par des situationnistes était « anti-situationniste » ! « Du plus politique des mouvements artistiques », rappelait Laurent Chollet, l’IS est ainsi devenue « le plus artistique des mouvements politiques ».

Ce sont ces contradictions et les attaques portées à l’art que l’exposition du MAMCO se propose de retracer à travers l’évocation d’une série de manifestations historiques. Par ailleurs, dès son titre, l’exposition insiste aussi sur un motif qui essaime dans les productions du mouvement, que ce soit dans les films de Guy Debord, les schémas de SPUR, ou les peintures de Ralph Rumney : à la fois parcours conditionné et lieu de toutes les rencontres, le labyrinthe s’entrevoit comme l’une des métaphores privilégiées de la dérive situationniste, cette expérience « psychogéographique » du territoire urbain, qui demeure la pratique la plus associée aux situationnistes. Enfin, dans cette nébuleuse, l’exposition s’est particulièrement attachée à quelques figures qui n’auront pas voulu renoncer à l’art ; ainsi les œuvres de Giuseppe Pinot-Gallizio, Ralph Rumney, Asger Jorn, Gil Wolman et Jacqueline de Jong, tous évincés de l’IS (à l’exception de Jorn, qui démissionna lui-même), trouvent une place particulière dans l’exposition.

 

NOUVELLES  IMAGES 
28.02–22.04.18                     

Acquisitions, dons et legs 2016-2017

Organisée par Lionel Bovier et Sophie Costes

La réunion sur un plateau entier du musée d’œuvres ayant été récemment léguées, données ou acquises par le MAMCO attestent la politique de développement des collections initiée dès 2016 par la nouvelle direction. Ce sont en effet les expositions qui transforment et enrichissent la collection, envisagée comme l’alpha et l’oméga du musée, le lieu d’élaboration de ses projets. La présence de plusieurs œuvres issues des collections du FMAC et du FCAC attestent également qu’il existe une volonté de concertation avec les autres structures patrimoniales dédiées à l’art contemporain à Genève. C’est un paradoxe du contemporain que d’être inévitablement le futur de l’histoire : ainsi, la collection du MAMCO, réunie uniquement grâce à des fonds privés mais inscrite, année après année, au patrimoine public, se révèle être le creuset des historiens de demain et la ressource de futures expositions dédiées à l’histoire récente.

 

ART  &                                         
ENTERTAINMENT 
28.02–29.04.18         

Alex Bag, Gretchen Bender, Joseph Beuys, Jennifer Bolande, Marcel Broodthaers, Maurizio Cattelan, Cosey Fanni Tutti, Sylvie Fleury, Nicolas Garait-Leavenworth, General Idea, Gilbert & George, Rodney Graham, Gary Gross, Robert Heinecken, Pierre Huyghe, IFP, Alex Israel, Alain Jacquet, Larry Johnson, Mike Kelley & Paul McCarthy, Silvia Kolbowski, Jeff Koons, Mark Leckey, Allan McCollum, Adam McEwen, John Miller, Philippe Parreno, Donna-Lee Philips, Richard Prince, Pruitt & Early, David Robbins, Martha Rosler, Julia Scher, Cindy Sherman, Michael Smith, Elaine Sturtevant, Jacques Toulorge (readymades belong to everyone®), Andy Warhol, John Waters, Christopher Williams

Organisée par Paul Bernard et Lionel Bovier

En parallèle, un projet élaboré à partir des écrits de l’artiste américain David Robbins sur les rapports entre l’art et la notion de spectacle depuis le Pop Art, nous permet de porter un regard différent sur la collection d’œuvres des années 1980 conservée au musée. L’exposition s’est construite sur l’inversion notable entre la période qui court des années 1960 aux années 1990 et celle qui nous sépare du début du 21e siècle : le souhait d’artistes d’intervenir dans l’industrie culturelle et les circuits du divertissement se voit aujourd’hui remplacé (ou du moins renvoyé à son reflet déformé) par des célébrités de l’industrie cinématographique ou musicale utilisant des formats artistiques. Partant de ce constat d’une substitution, l’exposition veut réunir les étapes d’un rapport entre art et « entertainment », allant de la critique du spectaculaire à l’horizon de la culture de la célébrité, en passant par le démontage de ses mécanismes et de ses outils.

 

WILLIAM                         
LEAVITT                           
                                                         
GENERAL IDEA 
PHOTOGRAPHS 
1969-1982                   
                                                         
NARRATIVE               
ART                                         
                                                         
11.10.2017                 
04.02.2018                 

Automne 2017, le MAMCO consacre une première rétrospective européenne à William Leavitt (né en 1941, Washington, USA), figure historique de la scène de Los Angeles. Déployée sur l’entièreté du premier étage, cette exposition réunit des œuvres échelonnées entre 1970 et aujourd’hui. A travers des installations, des dessins et peintures, des pièces de théâtre et des performances sonores, Leavitt revient sur la production de l’imaginaire occidental qu’impose, depuis l’après-guerre, « l’usine hollywoodienne ». Par sélection d’éléments de décor, isolation et recombinaison de fragments issus d’une culture quotidienne qui cache souvent un ordre social et politique conservateur, l’artiste retourne les représentations comme un gant, les rend visibles comme autant de cadres conceptuels dans lesquels les histoires (celles de la fiction comme celles de notre vie), viennent s’inscrire.

Cette exposition, organisée par Lionel Bovier et Julien Fronsacq, est ainsi l’occasion de revenir sur la question de la narrativité dans l’histoire de l’art récente, qu’il s’agisse du mouvement des années 1970-1980 du « Narrative Art », de la forme spécifique que prend l’art conceptuel en Californie ou de la dimension fictionnelle présente dans la pratique de General Idea, dont l’exposition en forme d’enquête transversale est prolongée. La narration est encore au cœur d’un projet consacré aux artistes fictifs par David Lemaire et de plusieurs nouveaux ensembles monographiques, tels ceux d’Adrian Piper et de Martha Rosler, réunis respectivement par Elise Lammer et Sophie Costes.

Cette séquence d’automne est le troisième volet d’une méthode d’enquête sur l’art des dernières décennies inaugurée avec Zeitgeist au printemps et poursuivie avec l’ensemble d’expositions articulées autour de la rétrospective de Kelley Walker cet été. Le MAMCO aura ainsi proposé, par un système de présentations enchâssées, une lecture prismatique de mouvements et débats artistiques qui traversent notre époque. Cette proposition muséographique singulière, résultat d’un travail collectif des conservateurs du MAMCO et de commissaires associés, s’inscrit elle-même dans l’héritage de la conception « d’exposition globale » prévalente au musée depuis son ouverture dans les années 1990.


L’exposition de William Leavitt bénéficie du soutien de la Fondation du Jubilé de la Mobilière Suisse Société Coopérative.

 



KELLEY  WALKER 
                                                             
GENERAL  IDEA       
PHOTOGRAPHS     
1969-1982                       
                                                             
SWISS  POP                     
                                                             
31.05                                         
10.09.2017                     

Été 2017, le MAMCO consacre une importante exposition à l’artiste américain Kelley Walker (né en 1969, Columbus, USA), déployée sur les 1’000 m2 du premier étage. Dans son travail, Kelley Walker utilise à la fois des techniques issues du Pop Art (comme le collage, la photographie et la sérigraphie) et des outils numériques contemporains, pour interroger la circulation et la consommation des images.

Ce projet, organisé par Fabrice Stroun et Lionel Bovier, a l’ambition de rendre compte de l’une des pratiques les plus discutées actuellement, par une exposition au format rétrospectif. Les principales séries réalisées par l’artiste sont présentes, à savoir : les « Black Stars Press », qui superposent en sérigraphie des images, dont Warhol a fait usage, à des couches de chocolat ; les « Rorschach », miroirs fragmentés en hommage au test du célèbre psychiatre suisse ; les « Brick Paintings », mêlant motif de briques et informations issues de la presse quotidienne et spécialisée ; ainsi que ses plus récentes recherches sur le passage de l’image à l’objet et plusieurs œuvres inédites. Cette manifestation, qui fait écho à celle consacrée à Wade Guyton en 2016, est l’occasion de revenir sur des questions liées à l’image et sa corporéité dans l’histoire de l’art récente.

Une proposition de Samuel Gross, intitulée « Swiss Pop », ouvre le 3e étage sur l’un des premiers moments de la remise en cause de l’image dans son unicité auratique et dans son mode de fabrication, notamment industrielle.

Une exposition inédite des images et des dispositifs photographiques conçus par le collectif canadien General Idea permet, au même étage, de prolonger la réflexion sur la versatilité des médias et la dimension physique de l’image dans la société médiatique qui s’impose à l’après-guerre.

Enfin, l’ajout d’œuvres de Cady Noland, Laurie Parsons et Felix Gonzalez-Torres au 2e étage complète le tour d’horizon des pratiques américaines liées à la « Pictures Generation », à l’appropriation et aux politiques de représentation que propose ce plateau (Jenny Holzer, Jack Goldstein, Sherrie Levine). Cette séquence clôt un cycle implicite consacré par Lionel Bovier à une restitution des enjeux fondamentaux d’une génération d’artistes que l’on pourrait nommer comme les « derniers iconologues », soit des praticiens pour qui l’image possède encore un poids, une présence et une force sémantique que la digitalisation croissante des années 1990 effacera progressivement au profit, dans les années 2000, d’une conception de l’image comme « peau liquide », susceptible de muter indéfiniment et d’être appliquée sur n’importe quel support.

L’exposition de Kelley Walker bénéficie du soutien de Henri Harsch HH SA.

 

OFFRES  D’EMPLOI 

Régisseur-se des œuvres chargé-e des transports (Poste à 75-80%)

Adjoint(e) du service accueil du public et surveillance (Poste à 50%)

 

ADRESSE 

10, rue des Vieux-Grenadiers
1205 Genève

T +41 22 320 61 22
F +41 22 781 56 81
info [AT] mamco.ch

La rue des Vieux-Grenadiers est perpendiculaire à l'avenue du Mail qui longe la plaine de Plainpalais l'entrée du musée se trouve dans la cour située entre la rue des Vieux-Grenadiers et la rue Gourgas

Parking : Plainpalais
Tram 12 et 15, arrêt Plainpalais
Bus 2 et 19, arrêt Musée d'ethnographie ; bus 1, arrêt École de médecine

Plan d'accès

 

OUVERTURE 

Du mardi au vendredi
de 12h à 18h

Samedi et dimanche
de 11h à 18h

Le premier dimanche du mois:
– Entrée du musée gratuite
– Visite commentée gratuite à 15h

 

TARIFS 

15 CHF

TARIF RÉDUIT
10 CHF
– Apprentis
– Enseignants
– Artistes
– Retraités

GRATUITÉ
– Membres des amis du MAMCO
– Jeunes jusqu’à 18 ans
– Groupes scolaires
– Étudiants
– Chômeurs
– Journalistes
– ICOM
– AICA
– AI

GROUPES
(10 personnes et plus)
5 CHF

 

VISITE  COMMENTÉE 

Par groupe
25 personnes maximum
– 150 CHF en français
– 180 CHF en langue étrangère
Réservation obligatoire

En dehors des heures d’ouverture :
Prix sur demande

Commentaire offert à toutes les classes des établissements scolaires publics genevois ainsi qu’aux organismes publics des secteurs médico-social, socio-culturel et socio-éducatif de la ville et du canton de Genève

 

MUSÉE 

Le MAMCO a ouvert en 1994 grâce à la mobilisation de l’AMAM (Association pour un musée d’art moderne, devenue les Amis du MAMCO) et au soutien de 8 mécènes, créateurs de la FONDATION MAMCO. Réunissant les fondateurs et, par la suite, les co-fondateurs, la Fondation a été la principale source de financement et l’unique organe de gouvernance du musée jusqu’en 2005, quand elle s’est liée au Canton et à la Ville de Genève pour créer une fondation de droit public, la FONDAMCO.

FONDAMCO
Philippe Bertherat, Président
Elvita Alvarez, Vice-présidente
Nadia Keckeis, Vice-présidente
Carine Bachmann
Michèle Freiburghaus-Lens
Patrick Fuchs
Jean-Pierre Greff
Marc-André Renold
Simon Studer

FONDATION MAMCO
Présidence
Philippe Bertherat, Président
Pierre de Labouchere, Vice-président

Fondateurs
Claude Barbey
Jean-Paul Croisier
Pierre Darier
André L’Huillier
Pierre Mirabaud
Philippe Nordmann
Bernard Sabrier
Amis du MAMCO — représentés par Patrick Fuchs

Membres
Afshan Almassi Sturdza
Jean Marc Annicchiarico
Antonie Bertherat*
Verena et Rémy Best
Marc Blondeau*
Maryse Bory*
Zaza et Philippe Jabre
Christina de Labouchere*
Aimery Langlois-Meurinne*
Karma Liess-Shakarchi
Emmanuelle Maillard
Jean-Léonard de Meuron*
Patricia et Jean-Pierre Michaux
Alain-Dominique Perrin
Marine et Claude Robert
Edmond Safra*
Lily Safra
Simon Studer

Jean-Michel Aaron et Anne-Shelton Aaron* (1999–2011)
Janet et Maurice Dwek (2007–2009)
Céline et Charles Fribourg (2000–2001)
Aline et Christian Gauduel (2011–2015)
Nicole Ghez de Castelnuovo* (2005–2012)
Bénédict Hentsch* (1998–2008)
Famille Latsis (1994–2007)
Renée L’Huillier (1998–2012)
André Marchandise (2009–2011)
Catherine Orci-Darier (2011–2014)
Edmond et Nadine de Rothschild* (1994–1995)

*Co-fondateurs

 

ÉQUIPE 

Lionel Bovier, Directeur
direction [AT] mamco.ch

Julien Fronsacq, Conservateur en chef
j.fronsacq [AT] mamco.ch

Françoise Ninghetto, Conservatrice honoraire
f.ninghetto [AT] mamco.ch

Valérie Mallet, Secrétaire générale
v.mallet [AT] mamco.ch

Sophie Costes, Conservatrice, en charge de la gestion des collections
s.costes [AT] mamco.ch

Paul Bernard, Conservateur
p.bernard [AT] mamco.ch

Thierry Davila, Conservateur, en charge des publications et de la recherche
t.davila [AT] mamco.ch

Fabrice Stroun, Commissaire associé
f.stroun [AT] gmail.com

Garrett Landolt, Relations extérieures et recherche de fonds
g.landolt [AT] mamco.ch

Julien Gremaud, Responsable de la communication digitale
j.gremaud [AT] mamco.ch

Viviane Reybier, Responsable de la communication institutionnelle
v.reybier [AT] mamco.ch

Chloë Gouédard, Documentation et diffusion des publications
c.gouedard [AT] mamco.ch

Charlotte Morel, Responsable du Service des publics (BDT)
c.morel [AT] mamco.ch

Julie Cudet, Adjointe au Service des publics (BDT)
j.cudet [AT] mamco.ch

Cyrille Maillot, Responsable de la régie technique
c.maillot [AT] mamco.ch

Filipe Dos Santos, Régisseur
f.dossantos [AT] mamco.ch

Yann Abrecht, Responsable du service d’accueil
y.abrecht [AT] mamco.ch

Mathilde Acevedo, Adjointe au service d'accueil
m.acevedo [AT] mamco.ch

Fabio Gaffo, Adjoint au service d’accueil
f.gaffo [AT] mamco.ch

Antonio Magalhes, Responsable au service de maintenance et sécurité
Maria de Fatima Braganca, Adjointe au service de maintenance
Joana Gomes Da Silva, Adjointe au service de maintenance

Guides conférenciers : Gabrielle Boder, Alan Bogana, Simon Derouin, Jean-Claude Haldi, Lara Netzer, Dominique Page, Francesco Russo

Guides volants : Josse Bailly, Benoît Billotte, Mathias Brügger, Sonia Chanel, Jonas Hermenjat, Anne Hildbrand, Léa Lo Cicero, Paul Paillet, Valérie Portmann

 

PARTENAIRES 

Le MAMCO est géré par la FONDAMCO, une fondation de droit public qui réunit la FONDATION MAMCO, le Canton et la Ville de Genève. Le MAMCO remercie l’ensemble de ses partenaires publics et privés et, tout particulièrement ses sponsors principaux, JTI et la Fondation de Famille Sandoz, ainsi que Christie’s, la Fondation de bienfaisance du Groupe Pictet, la Fondation Coromandel, la Fondation Lombard Odier, la Fondation Valeria Rossi di Montelera, la Loterie Romande, Mirabaud & Cie SA, Richemont et Sotheby’s.

Partenaire des expositions : Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Fondation Leenaards
Partenaire média : Le Temps
Partenaires hôteliers : Hôtel Tiffany, Le Richemond Genève
Partenaires : Belsol, Café des Bains, Chemiserie Centrale Genève, La Clé, Payot, ReproSolution, les Transports Publics Genevois

 

PRESSE 

Les communiqués et les dossiers de presse sont téléchargeables ici. Les images sont consultables dans le catalogue des visuels. Pour obtenir ces visuels en haute définition, merci de remplir le formulaire ci-dessous.

Demande des documents et images de presse

Office de presse:
presse [AT] mamco.ch
+41 22 320 61 22

Rasheed Araeen, Une rétrospective
Vaclav Pozarek
We Began by Measuring Distance
Cabinet d’arts graphiques
Julije Knifer
- Dossier de presse

Timothée Calame, lauréat genevois du Prix Culturel Manor 2017
- Communiqué de presse

Réouverture du 4e étage : Une collection d'espaces
- Communiqué de presse

 

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General Idea, Photographs (1969-1982)
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