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Collections / 30 janvier 2017 —

Jenny Holzer


Le travail de Jenny Holzer (née en 1950 à Gallipolis, Ohio) est basé sur  le langage et les modes de communication de la société capitaliste moderne. Au début de sa carrière, l’artiste place ses textes, comme autant de messages subversifs, sur  des panneaux et des écriteaux, d’abord peints à la main, puis imprimés. Il en est ainsi des Truisms (1977-1979) et des Inflammatory Essays (1979-1982), dont un exemple est présenté ici.

En 1982, elle commence à utiliser la technologie des LED (diodes électroluminescentes), d’abord déployées sur des panneaux d’affichage du type de ceux qui occupent l’espace public des métropoles occidentales, puis dans des environnements immersifs, à mesure qu’elle s’approprie cette technologie électronique. Les textes qui défilent sur  ces écrans sont, comme dans les premières séries de posters, de nature à la fois poétique et politique : ils sont destinés à susciter des réactions personnelles chez les visiteurs, tant ils mêlent le public et le privé, le social et le physique, l’universel et l’individuel. Depuis 1996, l’artiste travaille principalement avec des projections lumineuses de textes sur  des façades de bâtiments, mêlant ses propres textes avec ceux d’écrivains tels que le poète Henri Cole ou les prix  Nobel de littérature Elfriede Jelinek et Wislawa Szymborska.

Héritière de l’art minimal et conceptuel, influencée par les mouvements féministes des années 1970, Jenny Holzer participe de cette génération d’artistes qui remettent en cause tant l’espace des galeries et des musées, que le rôle de la subjectivité et de l’individualisme dans l’art. Elle fit partie dans les années 1970 du groupe Colab à New York et a souvent privilégié le processus de collaboration. Ce principe est au cœur d’une série de peintures réalisées avec la graffiteuse Lady Pink  depuis 1983. Lady Pink (née en 1964 à Ambato, Equateur, de son vrai nom Sandra Fabara) travaille depuis la fin des années 1970 à New York, où elle devient une pionnière du graffiti urbain. Elle choisit les motifs qu’elle réalise au spray sur  la toile, tandis que Jenny Holzer confie à une autre amie artiste, Ilona Granet, le soin de reproduire un texte qu’elle a écrit pour le tableau. Moins connus que les défilants lumineux et autres systèmes d’affichage électronique de la même époque, deux de ces tableaux produits à six mains sont présentés dans la salle adjacente.


L’exposition a reçu le soutien de la galerie Sprüth Magers.







Vue partielle de l'exposition, MAMCO, 2017.
Courtoisie de l'artiste et Sprüth Magers.
Photo : Annik Wetter — MAMCO, Genève.