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Collections / 30 janvier 2017 —

Jack Goldstein


« Que faire d’un artiste tel que Jack Goldstein qui, après des performances, des films et des peintures mettant l’accent sur  des effets spectaculaires, se tourne vers une peinture « abstraite » — ou,  plus précisément, vers une peinture d’images et d’événements rendus abstraits ? ». Cette interrogation ouvre un important essai de Hal Foster de 1986, « Signs Taken for Wonders », s’attachant à décrire et évaluer les pratiques d’artistes rattachés à « l’appropriationnisme ». Portant un regard critique sur cette « nouvelle peinture », Foster lui prête une habileté à instrumentaliser les styles issus des avant-gardes, une certaine mauvaise foi historique et un rapport plus qu’ambigu avec le marché — tous traits qu’elle partagerait avec le néo-expressionnisme des années 1980.

Goldstein est né en 1945 à Montréal et décédé en 2003 à Los Angeles, où il vécut après avoir quitté New York dans les années 1990. Le texte de Foster est symptomatique de la réception de son travail au cours d’une décennie qui le consacre comme pivot de l’appropriation et de la « Pictures Generation », puis du « simulationnisme » et du « Neo-Geo ». Tour à tour considéré comme sculpteur post-minimal, associé aux développements de la performance en Californie (où il a étudié), puis au retour critique d’une peinture ayant accompli la modélisation du tableau en objet, le travail de Jack Goldstein traverse les courants néo-avant-gardistes des années 1970 et 1980. Pour toute une génération de critiques engagés, comme Douglas Crimp, Craig Owens et Hal Foster, cette œuvre permet d’effectuer un pronostic global sur la postmodernité.

La pratique de Goldstein est présentée ici par un ensemble de tableaux qui couvrent la période de ses « spectacles de la guerre » (1980-1983), celle des « spectacles de la nature » (1983-1986), puis « des spectacles de la technologie » (1986-1990), ainsi que ses films les plus connus (1972-1976), projetés dans une salle voisine.


L’exposition est organisée avec le soutien de l’Estate de Jack Goldstein.







Vues partielles de l'exposition, MAMCO, 2017.
Photos : Annik Wetter — MAMCO, Genève.